Vos questions, nos réponses (sans filtre)

De l’impact sur l’environnement au démantelement en fin de vie : notre équipe lève le voile sur vos interrogations concernant les centrales agrivoltaïques.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïsme et comment ça fonctionne ?

L’agrivoltaïsme combine agriculture et production d’énergie solaire sur une même parcelle. Des panneaux photovoltaïques sont installés au-dessus des cultures ou d’élevages, permettant de produire de l’électricité tout en laissant passer suffisamment de lumière pour la terre. Ce système optimise l’usage des sols, en tirant parti de l’espace pour répondre à la fois aux besoins agricoles et énergétiques.

L’agrivoltaïsme offre une source de revenus supplémentaire grâce à la production d’électricité. Il protège également les cultures contre les excès de soleil ou de pluie et peut améliorer la qualité du sol et la gestion de l’eau.

L’impact de l’agrivoltaïsme sur les rendements agricoles est variable. Il dépend de nombreux facteurs, notamment la technologie d’implantation des panneaux, le type de culture concerné, les conditions climatiques et la gestion du dispositif.

Dans le cas d’un été chaud, les panneaux solaires peuvent jouer un rôle bénéfique en apportant de l’ombre aux cultures, ce qui limite le stress hydrique et favorisant la culture de la parcelle.

Par ailleurs, une centrale bien conçue et pilotée de manière optimale permet de stabiliser le rendement, en réduisant le stress hydrique et en protégeant les cultures des aléas climatiques.

Un respect des principes des séquences ERC (Éviter, Compenser, Réduire) permet de limiter les impacts voire de neutraliser les impacts sur les écosystèmes, dont la biodiversité :

Mesure d’Évitement des effets dommageables prévisibles : c’est-à-dire éviter les zones sensibles, en choisissant les sites d’implantation qui minimisent les risques pour la biodiversité. Il faut donc exclure toutes les zones à haute valeur écologique, les zones humides, les corridors écologiques etc.

Mesures de Réduction des effets négatifs qui n’ont pu être évités, engendrées pendant la construction du projet.

Mesures de Compensation des effets résiduels significatifs dommageables (= insuffisamment réduits), donc compenser les effets par des actions de restauration ou structuration d’habitats.

Les risques d’incendie dans une centrale agrivoltaïque sont très faibles grâce à des matériaux non inflammables, des systèmes de protection électrique (disjoncteurs, fusibles) et des contrôles réguliers.

Les pompiers sont de plus en plus formés pour faire face aux incendies sur les centrales photovoltaïques. Des protocoles de sécurité ont été mis en place, notamment à travers les attendus de sécurité du SDIS, pour réduire les risques liés à ces installations spécifiques et faciliter leur intervention.

Il n’est pas possible d’éteindre un incendie directement sur les panneaux photovoltaïques en raison des risques électriques, mais les pompiers peuvent limiter la propagation du feu vers l’extérieur, comme les forêts ou les prairies, en intervenant efficacement autour de la zone concernée. L’objectif est de contenir l’incendie et d’éviter qu’il ne se propage à d’autres secteurs, tout en garantissant la sécurité des personnes et des biens environnants.

Les bovins, en cas de fortes perturbations (orage, incendie, stress environnemental), ont généralement un comportement d’évitement et tentent de s’éloigner de la zone de danger.

Si les pompiers ne peuvent pas intervenir directement sur la centrale, la gestion des animaux repose alors sur l’exploitant agricole et les autorités locales. Il est donc essentiel de prévoir des voies adaptées pour l’évacuation des animaux.

Une centrale agrivoltaïque est une installation sûre, tant pour l’humain que pour l’animal. Les équipements électriques tels que les onduleurs et le transformateur émettent des ondes électromagnétiques d’une intensité bien inférieure à celle de nombreux appareils électroménagers courants, comme les téléviseurs ou les micro-ondes.

Les niveaux d’émission mesurés sont largement en dessous des seuils réglementaires définis pour assurer l’absence d’impact sur la santé. Ainsi, il n’existe aucun risque avéré pour les personnes ou les animaux évoluant à proximité de la centrale.

« A la fin, le terrain retrouvera son état d’origine ? »

C’est l’un des principes fondamentaux de l’agrivoltaïsme : le terrain doit pouvoir retrouver son usage initial une fois que la centrale arrive en fin de vie.

Les structures utilisées (pieux métalliques, câblages, panneaux…) sont conçues pour être entièrement démontables et ne pas abîmer le sol. Il n’y a pas de dalle béton étendue, ni d’infrastructures profondes ou polluantes. Les fondations ponctuelles sont souvent vissées ou battues, ce qui permet un retrait propre et sans creuser. Une fois le démantèlement effectué :

Les matériaux sont recyclés ou valorisés,

La parcelle est remise en état, sans pollution ni stérilisation des sols,

Et elle peut reprendre une activité agricole normale, voire redevenir un espace naturel si nécessaire.

La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux critères, à la fois objectifs (localisation, surface, isolation…) et subjectifs (environnement, coup de cœur…). Elle ne peut être attribuée uniquement à la proximité de panneaux photovoltaïques, mais plus avec les tendances nationales et l’attractivité locale qui influencent davantage les prix.

Or, un projet photovoltaïque génère des retombées économiques et fiscales locales permettant d’améliorer les infrastructures communales et d’accroître l’attractivité, ce qui peut, à terme, valoriser l’immobilier local.

À titre d’exemple, selon l’ADEME, la présence d’un parc éolien n’impacte pas les habitations situées à plus de 5 km des éoliennes. En comparaison, une centrale photovoltaïque, environ 20 fois moins haute, s’intègre de manière plus discrète dans le paysage et présente un impact visuel bien moindre. Par conséquent, son influence sur la valeur immobilière locale est susceptible d’être encore plus faible, voire négligeable.

Les panneaux photovoltaïques et les structures sont entièrement démontables en fin de vie du projet ou en cas de problème majeur.

La réglementation impose que chaque projet prévoit un démantèlement complet des installations ainsi qu’une remise en état du terrain, afin que la parcelle puisse retrouver un usage agricole normal.

Pour éviter que cette charge ne repose sur l’agriculteur ou la collectivité, une garantie financière obligatoire est déposée dès le début du projet auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Cette somme couvre l’ensemble des coûts de démantèlement et de remise en état, même si l’entreprise venait à disparaître.

La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux critères, à la fois objectifs (localisation, surface, isolation…) et subjectifs (environnement, coup de cœur…). Elle ne peut être attribuée uniquement à la proximité de panneaux photovoltaïques, mais plus avec les tendances nationales et l’attractivité locale qui influencent davantage les prix.

Or, un projet photovoltaïque génère des retombées économiques et fiscales locales permettant d’améliorer les infrastructures communales et d’accroître l’attractivité, ce qui peut, à terme, valoriser l’immobilier local.

À titre d’exemple, selon l’ADEME, la présence d’un parc éolien n’impacte pas les habitations situées à plus de 5 km des éoliennes. En comparaison, une centrale photovoltaïque, environ 20 fois moins haute, s’intègre de manière plus discrète dans le paysage et présente un impact visuel bien moindre. Par conséquent, son influence sur la valeur immobilière locale est susceptible d’être encore plus faible, voire négligeable.

La valeur d’un bien immobilier dépend de nombreux critères, à la fois objectifs (localisation, surface, isolation…) et subjectifs (environnement, coup de cœur…). Elle ne peut être attribuée uniquement à la proximité de panneaux photovoltaïques, mais plus avec les tendances nationales et l’attractivité locale qui influencent davantage les prix.

Or, un projet photovoltaïque génère des retombées économiques et fiscales locales permettant d’améliorer les infrastructures communales et d’accroître l’attractivité, ce qui peut, à terme, valoriser l’immobilier local.

À titre d’exemple, selon l’ADEME, la présence d’un parc éolien n’impacte pas les habitations situées à plus de 5 km des éoliennes. En comparaison, une centrale photovoltaïque, environ 20 fois moins haute, s’intègre de manière plus discrète dans le paysage et présente un impact visuel bien moindre. Par conséquent, son influence sur la valeur immobilière locale est susceptible d’être encore plus faible, voire négligeable.

Une centrale agrivoltaïque est une installation sûre, tant pour l’humain que pour l’animal. Les équipements électriques tels que les onduleurs et le transformateur émettent des ondes électromagnétiques d’une intensité bien inférieure à celle de nombreux appareils électroménagers courants, comme les téléviseurs ou les micro-ondes.

Les niveaux d’émission mesurés sont largement en dessous des seuils réglementaires définis pour assurer l’absence d’impact sur la santé. Ainsi, il n’existe aucun risque avéré pour les personnes ou les animaux évoluant à proximité de la centrale.

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